Économie mondiale Focus sur les régions

Focus sur les régions

Des liens étroits: performance régionale dans un monde interconnecté

Afrique

En Afrique du Sud, la croissance devrait légèrement progresser en 2019 sur fond de hausse des prix des matières premières, mais l’incapacité persistante à mettre en oeuvre des réformes pourrait continuer à freiner le pays. Il en va de même pour le Nigeria, la plus grosse économie du continent. En revanche, en Égypte, les réformes appliquées depuis 2016 sous la houlette du FMI continuent de porter leurs fruits si bien que les prévisions pour 2019 sont à une forte croissance et à un recul de l’inflation.

Afrique

Australie

Les perspectives économiques restent réjouissantes. L’augmentation des prix du minerai de fer et de l’énergie devrait en effet profiter aux exportations, même si le ralentissement anticipé de la croissance chinoise est source de risque. La forte confiance des entreprises laisse cependant présager un maintien des investissements à un niveau élevé. L’amélioration sur le front de l’emploi devrait soutenir les dépenses de consommation, mais l’augmentation des taux d’intérêt pourrait peser sur le secteur immobilier.

Australie

Chine

La croissance chinoise devrait quelque peu ralentir en 2019. Le niveau élevé de l’endettement immobilier et du service de la dette pèseront probablement sur les dépenses de consommation, et la croissance des investissements devrait rester limitée. Les autorités chinoises se contenteront sans doute de faire «juste ce qu’il faut» en termes de stimulation du crédit et de dévaluation du renminbi pour protéger l’économie du pays contre l’augmentation des tarifs douaniers américains.

Chine

Europe de l’Est et Russie

En Russie, la croissance restera probablement modérée même si l’augmentation des prix de l’énergie devrait soutenir les exportations. Les risques pesant sur le rouble et les obligations sont limités, la balance extérieure étant solide et la politique économique crédible. La croissance des pays d’Europe centrale et de l’Est devrait, quant à elle, rester solide grâce aux liens économiques étroits de la région avec l’Europe occidentale.

Europe de l’Est et Russie

Asie émergente (hors Chine)

En Corée du Sud, à Taïwan et à Hong Kong, la croissance devrait légèrement marquer le pas sur fond de ralentissement de la croissance en Chine continentale et, surtout, d’essoufflement de la croissance des exportations de produits technologiques. À l’inverse, la croissance en Asie du Sud-Est devrait rester largement orientée à la hausse grâce à la solidité des investissements et de la consommation. Toutefois, dans les pays dont les balances extérieures sont fragiles (Indonésie, Philippines), le resserrement des politiques monétaires visant à stabiliser les monnaies nationales représente un risque certain.

Asie émergente (hors Chine)

Zone euro

La politique monétaire étant toujours accommodante et la situation continuant à s’améliorer sur le front de l’emploi, la demande domestique devrait rester sur une tendance haussière. La forte croissance de l’économie américaine et la stabilisation en Chine et sur les marchés émergents (ME) sont autant de facteurs de soutien potentiels pour les exportations. De plus, la Banque centrale européenne (BCE) ne devrait commencer à relever ses taux qu’au second semestre 2019. Aussi, l’appréciation de l’euro devrait-elle être modérée tout au plus. Parmi les risques extrêmes pour la région figurent un Brexit «dur» et une crise de la dette en Italie.

Zone euro

Inde

Parmi les plus grands pays du monde, en 2019, l’Inde devrait certes continuer à afficher la croissance la plus rapide, mais le durcissement des conditions financières qui s’est opéré en 2018 sur le plan mondial est source de risques. Face à l’élargissement du déficit de la balance courante, imputable en partie à l’augmentation des prix du pétrole et à la dépréciation de la roupie par rapport au dollar depuis janvier 2018, la banque centrale pourrait donner un tour de vis plus marqué.

Inde

Japon

Le Japon semble bien parti pour enregistrer une belle croissance en 2019, les investissements des entreprises se poursuivant. En outre, la hausse des salaires devrait soutenir les dépenses de consommation. Toutefois, l’augmentation de la taxe sur la valeur ajoutée prévue pour fin 2019 représente un risque. De plus, les exportations pourraient être affectées par le ralentissement de la croissance chinoise. La Banque du Japon pourrait certes légèrement relever son objectif de rendement obligataire, mais elle devrait globalement continuer à faire preuve de prudence.

Japon

Moyen-Orient

La crise de change de 2018 a entraîné une forte augmentation de l’inflation et sapé la confiance des entreprises en Turquie. Une reprise devrait cependant avoir lieu au cours de l’année 2019 sous l’effet des mesures de stabilisation. La hausse des prix profite aux pays exportateurs de pétrole du Moyen-Orient. L’Iran connaît en revanche une crise économique, due en partie aux sanctions. En Israël, la croissance devrait rester solide.

Moyen-Orient

Amérique du Nord

L’un des principaux risques qui pesait sur la région a diminué après que les États-Unis, le Mexique et le Canada ont convenu d’une renégociation du traité de l’ALENA. Aux États-Unis, la croissance devrait rester supérieure à la tendance en 2019 malgré l’atténuation des effets de la relance budgétaire, et l’inflation devrait légèrement augmenter. Dans ces conditions, la Réserve fédérale (Fed) devrait continuer à relever ses taux à un rythme régulier. Le Canada et le Mexique devraient profiter de la forte croissance de l’économie américaine. À long terme, le lourd déficit budgétaire des États-Unis pourrait être un risque s’il devient intenable.

Amérique du Nord

Amérique du Sud

Les deux plus grandes économies de la région, à savoir le Brésil et l’Argentine, devraient rester faibles en 2019. L’Argentine devrait néanmoins commencer à s’attaquer à quelques-uns de ses problèmes économiques et budgétaires structurels maintenant qu’elle est sous le coup d’un programme du Fonds Monétaire International (FMI). Le blocage qui avait précédé les élections n’étant plus de mise, le Brésil pourrait faire de même. Par ailleurs, l’horizon économique continue de s’éclaircir pour la Colombie, le Chili et le Pérou, d’autant plus que les trois pays devraient bénéficier de la hausse des prix des matières premières.

Amérique du Sud

Suisse

L’économie helvétique devrait être tirée par la croissance soutenue de ses principaux partenaires commerciaux. La Banque nationale suisse ne devrait rien changer jusqu’à ce que la BCE commence à relever ses taux. Le franc suisse devrait donc perdre de sa vigueur. Parallèlement, la croissance de la demande domestique devrait marquer le pas, l’immigration se stabilisant à un niveau plus bas, tandis que les taux de vacance croissants sur le marché locatif ralentissent le secteur de la construction.

Suisse

Royaume-Uni

Nous tablons sur une croissance un peu plus dynamique, mais néanmoins toujours faible. L’incertitude quant à l’issue du processus du Brexit risque fortement de limiter les dépenses d’investissement, et ce, tant que le flou persistera quant aux perspectives de secteurs comme la production automobile ou la finance. Un Brexit «doux» soutiendrait la livre sterling. La Banque d’Angleterre devrait maintenir le statu quo.

Royaume-Uni