Apprentissage bancaire 2.0: forum d'apprentissage et séjour linguistique

L'apprentissage bancaire d'aujourd'hui est difficilement comparable à celui d'il y a 20 ans. Le Credit Suisse en tient compte et laisse au formateur des Young Talents, Michael Seibold, le soin de développer de nouvelles idées.

Pour Louise Brun, la semaine d'introduction a été une mise en selle parfaite pour le monde du travail, donnant aux personnes en formation un premier aperçu des activités et tâches que comporte l'apprentissage qui les attend. Le stage introductif attise surtout la curiosité pour ce qui les attend, ce que confirme aussi Louise Brun: «J'attendais avec impatience le moment où je pourrais enfin mettre la théorie en pratique!» Louise n'a pas eu besoin d'attendre longtemps. En effet, dès la deuxième semaine de travail, les Young Talents sont dans le bain, que ce soit au guichet, au trafic des paiements ou pour le conseil à la clientèle. Pour la jeune fille, l'apprentissage a commencé dans le domaine du conseil à la clientèle à Zurich: «J'ai été aussitôt confrontée à des thèmes dont je n'avais jamais entendu parler. C'est une situation difficile mais la prévenance et l'aide de mes collègues de travail ainsi que de mon maître d'apprentissage m'ont grandement facilité les débuts.» Pendant les trois années d'apprentissage, l'école professionnelle, le travail et l'assimilation des connaissances inhérentes à la branche au Center for Young Professionals s'alternent.

Un programme exigeant avec un soutien de taille

Satisfaire à toutes les exigences de ces trois lieux d'apprentissage et trouver en plus du temps pour les loisirs, les amis et la famille constituent un défi d'envergure. C'est ce que Louise Brun a également vécu. Elle le décrit comme une tension à ne pas sous-estimer. Cependant, c'est justement cela qui en a fait jusqu'ici une période d'apprentissage passionnante et enrichissante. Pendant cette période intensive, Louise Brun, comme tous les Young Talents du Credit Suisse, reçoit le soutien du service responsable des apprentis, l'équipe Young Talents. Pour Michael Seibold, qui lui-même accompagne plus de 70 apprentis, cela constitue une part non négligeable de sa fonction. «En tant que Human Resources Consultant, il est de ma responsabilité de transmettre aux apprentis le bagage nécessaire afin qu'ils puissent composer avec ces nouvelles exigences élevées.» Louise Brun apprécie grandement cet accompagnement, il l'aide à trouver ses marques dans cet apprentissage.

Les événements et le bénévolat favorisent le réseautage et le travail en groupes

Outre l'accompagnement personnel, l'équipe Young Talents organise pendant toute la durée de la formation des événements et des modules d'apprentissage qui rapprochent les apprentis et facilitent leur progression. Par exemple, l'ensemble de l'équipe a pris part au projet de bénévolat Bergwald (campagne au bénéfice de la commune de Trin), un changement au quotidien du bureau largement apprécié et ressenti comme une excellente possibilité de nouer des liens précieux avec les autres apprentis. L'événement de mi-parcours ainsi que les Future Days sont en revanche plutôt orientés formation et métier d'après Michael Seibold: «Lors de l'événement de mi-parcours, l'apprenti doit être conscient de ce qu'il a déjà accompli. Une telle rétrospective apporte à bon nombre d'entre eux un sentiment de fierté.» Le Future Day, quant à lui, doit contribuer au futur professionnel des Young Talents. Cet événement tient particulièrement à cœur à Michael Seibold: «Nous pouvons indiquer les parcours et possibilités au sein du Credit Suisse et apporter notre soutien dans la planification de la carrière.»

A la recherche de nouvelles solutions

Les procédures d'accompagnement de la banque se sont non seulement renforcées au cours des dernières décennies, mais elles se sont également adaptées aux exigences actuelles. Mais ces dernières années, les besoins des jeunes ont considérablement évolué, et on peut se demander si l'apprentissage pour la génération Y ne pourrait pas être conçu encore plus sur mesure. En effet, si l'on observe les résultats du Baromètre de la jeunesse, on se rend vite compte de ce qui importe aux jeunes: une communication permanente avec les smartphones, les blogs et les chats ainsi qu'un équilibre entre loisirs et travail. Se réunir avec ses amis et s'épanouir personnellement sont d'une grande importance. L'acquisition de l'information se fait souvent par le biais de journaux gratuits et non du journalisme durable, et les tendances sont de plus en plus façonnées par les moyens de communication. Dans quelle mesure le Credit Suisse intègre-t-il ces facteurs dans son optimisation permanente de l'apprentissage? Qu'est-ce qui pourrait encore être intégré dans l'apprentissage?

L'apprentissage virtuel augmente...

Pour toujours être en adéquation avec son époque, la banque, et notamment Michael Seibold, y réfléchit. Celui-ci a déjà développé certaines idées et recueilli les appréciations des Young Talents: «En ce moment, nous étudions la possibilité d'une plate-forme pour les apprentis, leur permettant de se créer un réseau virtuel. Ainsi, des questions concernant la formation pourraient être posées directement dans un forum prévu à cet effet, et l'équipe Young Talents pourrait être contactée directement via cette plate-forme. Toutes les informations pourraient être regroupées sur cette plate-forme de référence.» Cette idée a été très bien perçue par les apprentis. Louise Brun y voit même de plus vastes possibilités: «L'appartenance à divers groupes d'intérêt nous donnerait même la possibilité d'organiser des événements et des excursions! La recherche de groupes d'apprentissage consacrés à un thème spécifique serait ainsi beaucoup plus simple.» Cette offre serait donc complètement en adéquation avec les besoins actuels et l'approche des médias par les jeunes. Michael Seibold file encore un peu plus sa toile du «monde virtuel». Il souhaiterait même mettre à disposition des apprentis des abonnements en ligne de magazines économiques spéciali­sés, afin qu'ils acquièrent de plus amples connaissances. Louise Brun confirme que cela représenterait une énorme valeur ajoutée pour l'examen de fin d'apprentissage et ajoute: «Nous ne lisons ces choses-là que si elles sont disponibles partout et à tout moment. Les médias en ligne sont par conséquent idéaux!»

... mais le contact personnel reste important

Toutefois, pour Louise Brun et d'autres Young Talents, l'utilisation des médias a ses limites. Ainsi, la proposition de Michael Seibold de traiter à l'avenir de nombreux modules d'apprentissage, jusqu'ici dispensés en classe, via smartphone ou tablette n'est pas considérée comme optimale. Louise Brun précise: «L'enseignement se limiterait trop à un échange virtuel. Je pense que le contact humain est très précieux et je trouve passionnant d'apprendre à rechercher des solutions en groupe.» Mais les expériences en groupe ne sont pas le seul point important; l'échange avec des personnes parlant d'autres langues et issues d'autres cultures l'est également. «Apprendre et utiliser d'autres langues est extrêmement enrichissant pour moi!» Ce n'est pas la première fois que Michael Seibold entend cet argument et il a donc développé une autre idée. Il aimerait permettre aux apprentis de passer un semestre en Suisse romande pour ainsi non seulement approfondir leurs connaissances en français mais également disposer d'une expérience enrichissante de plus. En retour, un Young Talent de Genève pourrait découvrir la métropole financière suisse, améliorer ses compétences en allemand et travailler dans un service de la banque qu'il ne connaît pas. Cet échange serait également bénéfique pour la banque.

Conserver une formation de haut niveau

Si l'on considère le niveau actuel de l'apprentissage au Credit Suisse, et en particulier la période après la formation au sein de la banque, les chiffres parlent d'eux-mêmes: en août 2013, 82% des apprentis sont restés au Credit Suisse pour commencer leur carrière en front-office ou en back-office. Les 18% restants ont soit, pour une grande partie d'entre eux, passé leur maturité professionnelle en étudiant à temps plein, soit effectué un séjour linguistique à l'étranger. Ce résultat est pour Michael Seibold la preuve que la banque se trouve sur la bonne voie. Il précise: "Les chiffres confirment que nous sommes sur la bonne voie en termes de sélection, d'accompagnement et de placement des personnes après la formation. La culture et les valeurs du Credit Suisse, mais également l'étendue et le contenu de la formation sont plébiscités. Afin de continuer de trouver les meilleurs Young Talents sur le marché, nous mettons tout en œuvre pour conserver une formation de haut niveau." Ainsi, le modèle d'apprentissage serait en permanence adapté aux besoins des jeunes et placé sur le marché pour accentuer encore plus son caractère unique et la spécificité de son contenu. En effet, le fait que le Credit Suisse soit un employeur attrayant est illustré par l'attitude affichée par des employés tels que Michael Seibold: «Les temps et les exigences envers un employeur ont beaucoup changé ces dernières années. Dans l'équipe, nous nous efforçons donc d'avancer encore et toujours. C'est aussi pour cela que nous trouvons notre mission extrêmement passionnante et que nous vivons notre slogan "we grow talents" sous toutes ses facettes.