En Suisse, les financements dynamiques aident les PME à obtenir de nouvelles liquidités

PME Suisse: nouvelles liquidités grâce à des financements dynamiques.

Les PME suisses ont été durement touchées par la crise du coronavirus et certaines d’entre elles se sont même retrouvées confrontées à des difficultés financières. Lors de la tenue du Congrès des entrepreneurs 2020, Eric Balmer, responsable Financing Solutions au sein du Credit Suisse, révélera comment des financements dynamiques et innovants peuvent aider à se procurer de nouvelles liquidités.

Les PME en Suisse atteignent leurs limites en matière de liquidités

L’année économique est mouvementée pour la Suisse. Suite à la crise du coronavirus, l’économie nationale a, en effet, été confrontée à une contraction historique au cours du 2e trimestre. Aujourd’hui, près de huit mois après l’apparition du coronavirus, la conjoncture s’est quelque peu redressée.

Pour de nombreuses petites et moyennes entreprises, cette situation difficile est toutefois encore loin d’être surmontée. Elles atteignent en effet leurs limites en ce qui concerne les liquidités disponibles.

Soutien important pour les PME en Suisse

Comme cela a pu être observé lors des crises économiques précédentes, la crise du coronavirus va, elle aussi, probablement donner lieu à des fusions et à des acquisitions. Des sociétés seront rachetées ou reprises par de nouveaux investisseurs. Dans ces processus, lorsqu’elles ne disposent que de liquidités limitées, les entreprises sont encore plus tributaires d’aides financières extérieures.

«Il est important, en tant que banque, que nous accompagnons les PME concernées avec des financements d’acquisitions en cas de consolidations éventuelles», explique Eric Balmer, responsable Financing Solutions au sein du Credit Suisse, et qui sera l’un des intervenants renommés du 3e Congrès des entrepreneurs du Credit Suisse. Cela permettra ainsi de veiller à ce que les entreprises puissent continuer à se développer malgré la crise et à ce que des emplois soient également préservés. M. Balmer estime que ce processus devrait s’accélèrer encore davantage au cours des 12 à 18 mois à venir.

Le crédit COVID-19 aide en cas de goulets d’étranglement temporaire en matière de liquidités

Le Conseil fédéral joue un rôle décisif dans le soutien financier accordé aux entreprises. Assorti d’une garantie de la Confédération de 100% pour un montant maximum de 500 000 francs suisses, le crédit COVID-19 permet aux PME de surmonter temporairement les goulets d’étranglement auxquels elles peuvent être confrontées en matière de liquidités. «Avec le crédit COVID 19, c’est une étape très importante qui a été franchie pour l’économie suisse», estime l’expert.

Ce crédit n’est toutefois pas adapté à la lutte à long terme contre la pénurie de liquidités. Dans la mesure où les crédits accordés avant la crise peuvent, eux aussi, être épuisés, les entreprises ne disposent que d’une très faible marge de manœuvre pour leurs investissements futurs et les éventuels ajustements qu’il leur faudra apporter à leur modèle commercial. Elles risquent, ce faisant, de manquer d’éventuelles opportunités de croissance après la crise. «Pour que les futurs investissements puissent être réalisés, les entreprises doivent miser sur des modèles de financement dynamiques et innovants», souligne Eric Balmer.

Une diversification est nécessaire sur le plan du financement

Pour financer leurs nouveaux achats, les entreprises étaient, jusqu’à présent, nombreuses à recourir au crédit d’exploitation classique. Au vu de la situation actuelle, ce type de financement ne semble toutefois pas être la meilleure des solutions pour certaines PME.

«Malgré la crise actuelle et sa persistance, des alternatives existent pour les entreprises», estime cette spécialiste du financement qui se veut optimiste. Au lieu de ne se concentrer que sur une seule et unique source de financement, différents types de financement peuvent et doivent en effet être pris en considération. «Lorsqu’il est établi sur une large base, un mix de financement constitue un très grand avantage, surtout aujourd’hui, car il permet aux entrepreneurs de conserver une certaine flexibilité», estime Eric Balmer.

«Le financement dynamique constitue une garantie pour les banques»

Lorsqu’il est établi sur une large base, un mix de financement peut aider une entreprise à générer de nouvelles liquidités tout en faisant, dans le même temps, office de couverture pour les banques. «Dans le contexte actuel, où la visibilité s’avère fortement limitée quant à l’avenir, les banques n’accordent plus de crédits dans le même cadre que ce qui était le cas auparavant. Les garanties exercent une influence décisive sur toute décision de crédit et, par là même, sur la réalisation de tout plan d’investissement et d’expansion», indique Eric Balmer avant d’ajouter: il est, pour moi, très important que le Congrès des entrepreneurs puisse montrer à nos clients du secteur des PME les deux modèles de financement dynamiques et innovants qui peuvent les aider à générer de nouvelles liquidités.»

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