Nos partenaires Schweizerische Muskelgesellschaft: balade à moto pour la bonne cause

Schweizerische Muskelgesellschaft: balade à moto pour la bonne cause

Maladie musculaire et force de vie: c’est sous ce slogan que la Schweizerische Muskelgesellschaft œuvre pour plus de 10 000 personnes concernées en Suisse. Janine Meier, elle-même atteinte d’une maladie musculaire et ambassadrice de l’édition 2017 du Love Ride, et Martin Knoblauch, directeur de la Muskelgesellschaft, nous parlent de leurs expériences et de leur joie à la veille de ce grand événement.

Monsieur Knoblauch, le Love Ride va bientôt avoir lieu. Quelle est la signification de cet événement?

Martin Knoblauch: Le Love Ride est la plus grande manifestation caritative de la communauté suisse des motards: les motocyclistes emmènent en balade des personnes handicapées dans leur side-car ou sur leur trike et offrent ainsi chaque année un grand moment de plaisir à jusqu’à 300 malades. Outre la balade à moto, il y a naturellement aussi une fête. Les recettes et les dons vont au profit des personnes atteintes d’une maladie musculaire.
L’idée vient en fait des États-Unis d’Amérique. Deux motards suisses ont décidé un jour d’introduire le Love Ride en Suisse et se sont adressés dès la première année à la Muskelgesellschaft (Association suisse pour les maladies musculaires) en tant que partenaire. Pour nous, c’était comme gagner le gros lot.

Quelle importance revêt le Love Ride pour la Muskelgesellschaft?

Martin Knoblauch: Le Love Ride joue pour nous un rôle important en tant que plate-forme. Il y a peu de situations qui permettent à autant de personnes en fauteuil roulant de se trouver à la même hauteur que des personnes saines. L’un se déplace en fauteuil roulant avec quatre roues et l’autre sur une moto avec deux roues. Cette normalité est un élément important de l’événement, elle supprime la peur des contacts. Le Love Ride permet aussi de récolter de l’argent pour des moyens auxiliaires et des activités de loisirs pour les malades. Par ailleurs, il nous donne la possibilité d’attirer l’attention sur les maladies musculaires.

Madame Meier, vous êtes l’ambassadrice de l’édition 2017 du Love Ride. Que signifie ce rôle et quelles sont vos tâches?

Janine Meier: (rires) À vrai dire, je ne le sais pas encore exactement. En premier lieu, je roule devant et donne des interviews.

Comment devient-on ambassadrice du Love Ride?

Janine Meier: Là, je ne peux parler que pour moi: une animatrice est venue me demander si cela m’intéresserait de devenir ambassadrice du Love Ride. Apparemment, elle avait remarqué que j’avais une nature énergique. Par ailleurs, il y a plus d’hommes que de femmes qui sont atteints de maladies musculaires, confier ce rôle à une femme a donc quelque chose de particulier.

Si vous regardez en arrière, qu’est-ce qui vous a le plus impressionnée ou fascinée au Love Ride?

Janine Meier: Jusqu’à présent, je n’ai malheureusement pas pu faire le tour à moto à cause de mes douleurs, j’étais seulement spectatrice. Mais le plus beau pour moi, c’était de voir les autres participer et de ressentir toute leur joie.
Martin Knoblauch: Pour moi, c’était le premier Love Ride. Il pleuvait des cordes. Cela n’a pas empêché les motards et leurs passagers de revenir de leur balade avec des visages radieux, même s’ils étaient trempés jusqu’aux os. Cela faisait vraiment plaisir à voir.

Monsieur Knoblauch, au Love Ride même, où peut-on rencontrer la Muskelgesellschaft?

Martin Knoblauch: Lors de cette manifestation, nous sommes principalement actifs pour les personnes concernées, que ce soit du point de vue de l’organisation ou de l’encadrement avant le départ, par exemple avec le prêt des casques. Nous nous occupons aussi de la coordination de nos aidants externes, p. ex. du Lions Club ou du Credit Suisse. Et bien sûr, vous pouvez aussi nous trouver sur notre stand, où chacun peut prendre place dans un fauteuil roulant et effectuer un parcours ludique.

Quelles sont les actions de la Muskelgesellschaft en dehors du Love Ride? Quelles offres ou quels événements figurent aussi dans votre programme annuel?

Martin Knoblauch: Nous avons des offres, des groupes d’entraide ou des cours pour les personnes concernées. Il s’agit surtout d’apprendre à vivre avec la maladie. Nous organisons aussi une journée spéciale pour les familles avec des enfants concernés. Souvent, l’attention de la famille est très centrée sur le malade. Vivre ensemble des moments positifs aide à gérer la maladie. En outre, nous œuvrons pour de meilleures possibilités de formation. Grâce aux énormes progrès de la médecine, les malades vivent plus longtemps et avec une bonne qualité de vie malgré leur handicap. Il est donc important que les jeunes atteints d’une maladie musculaire bénéficient d’une bonne formation. Nous avons aussi un vaste programme pour les proches des personnes concernées et encourageons les échanges.

Que peuvent faire nos lecteurs pour soutenir la Muskelgesellschaft?

Martin Knoblauch: Nous sommes contents que les gens s’informent sur les maladies musculaires et aient une attitude ouverte envers les personnes concernées. Les événements tels que le Love Ride aident beaucoup à faire disparaître la peur du contact. Et bien sûr nous nous réjouissons toujours d’être soutenus activement: vous pouvez par exemple faire don de vos points Bonviva et venir ainsi en aide aux personnes atteintes d’une maladie musculaire. Mais nous n’avons pas seulement besoin d’aide financière: nous cherchons toujours des bénévoles, par exemple pour notre camp d’été. Aucune connaissance préalable n’est nécessaire, il suffit d’ouvrir son cœur.