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Conservation de l’énergie: un pilier essentiel de tout plan énergétique

Nous utilisons tous de l’énergie sous différentes formes tout au long de la journée. Alors que nous ignorons souvent notre consommation d’énergie, quoi que nous fassions, l’énergie en est un aspect.

Le monde tourne avec de l’énergie

Allumer la lumière le matin, faire son café, se déplacer au bureau, utiliser un ordinateur au travail, ou regarder la télévision le soir: nous consommons continuellement de l’énergie dans le cadre de nos activités. 

Changer le schéma des émissions de carbone? Pas de remède miracle, mais des actions nécessaires sur de nombreux fronts.

BP Energy Outlook 2035 (2015)

Une grande partie de l’énergie est sous forme indirecte: lorsque nous faisons un footing, nous brûlons des calories provenant de notre nourriture, qui a été produite et transportée en utilisant de l’énergie, et nous portons des vêtements et des chaussures de sport qui ont été fabriquées à partir de produits pétrochimiques. Même la nuit, le réfrigérateur et le chauffage continuent de fonctionner. La consommation d’énergie primaire par habitant croît à mesure que les sociétés se développent. Les gens achètent des voitures, se déplacent, voyagent par avion et utilisent des appareils électriques. L’industrie produit plus d’acier et d’aluminium; elle fabrique et transporte également plus de biens. En raison de l’accroissement de la population mondiale, la consommation d’énergie primaire a augmenté de 280% entre 1965 et 2015.

Les émissions de carbone doivent être réduites

Alors que le monde consomme toujours plus d’énergie et mises à part quelques très brèves interruptions, l’inquiétude liée aux émissions de carbone dues à l’activité humaine et à leur impact sur le climat mondial s’est renforcée. En décembre 2015, lors la convention internationale sur le changement climatique de Paris, un projet d’accord avait été négocié par les représentants de 195 pays et adopté par consensus. Il demande des contributions importantes de chaque pays pour réduire les émissions de carbone.

Mais, avec la croissance globale de la consommation d’énergie primaire toujours si forte, les pays et donc la communauté mondiale risquent de ne pas respecter les échéances du plan, qui vise à limiter le réchauffement climatique bien en dessous de 2° C par rapport aux niveaux préindustriels. L’AIE estime que, selon son scénario, le monde doit suivre la courbe des émissions la plus basse pour garder 50% de chances de contenir le réchauffement climatique à 2° C au maximum. Même si la population mondiale réduisait ses émissions de carbone, ne serait-ce que seulement au niveau des contributions prévues déterminées au niveau national (Intended Nationally Determined Contributions, INDC) soumises par les gouvernements, les émissions se stabiliseraient, mais seraient probablement beaucoup trop élevées pour être en cohérence avec l’objectif des 2° C, sans parler de rester «bien en dessous» de 2° C.

La Chine prévoit d’augmenter très sensiblement la part de l’énergie nucléaire. Toutefois, avec les risques considérables que posent le traitement des déchets et les accidents nucléaires, l’énergie nucléaire n’est pas la panacée. L’énergie renouvelable, traditionnellement sous forme d’hydroélectricité, et les nouvelles énergies renouvelables (solaire, éolien et géothermie) se développent rapidement et peuvent représenter une part bien plus importante à l’avenir. Mais, malgré la solide croissance des nouvelles énergies renouvelables, de l’hydroélectricité et du nucléaire, la consommation de combustible fossile devrait encore croître et ainsi conduire à des émissions encore plus élevées de carbone.

La conservation de l’énergie peut-elle contribuer à résoudre le problème?

La conservation de l’énergie n’a pas la meilleure réputation. Dans le passé, la conservation de l’énergie était synonyme de réduction d’une activité considérée comme profitable. Mais aujourd’hui, grâce aux avancées technologiques, le choix cornélien classique entre une activité et ses graves conséquences indésirables sur l’environnement n’existe plus. L’idée est de conserver la même production, mais en utilisant beaucoup moins d’énergie. Si une activité peut être effectuée en utilisant beaucoup moins d’énergie, mais que la qualité de la production est au moins identique, pourquoi ne pas la faire de façon intelligente et énergétiquement efficace?

Etant donné ce contexte, nous souhaitons mettre en exergue trois domaines intéressants:

  • Climatisation: dans les pays des marchés émergents, le climat est généralement chaud, et le nombre de personnes aisées qui souhaitent des pièces climatisées va croissant. Dans des pays comme les Etats-Unis, la climatisation est établie de longue date et constitue l’un des principaux postes de consommation d’électricité. De petits changements en termes d’efficacité énergétique peuvent faire une différence notable.
  • Chaudières/chauffe-eau: dans les pays des marchés émergents, où la richesse se diffuse, les consommateurs sont connectés au réseau électrique et abandonnent le chauffage de l’eau au bois pour des appareils électriques.
  • Eclairage/LED: l’éclairage par ampoules traditionnelles est une utilisation extrêmement inefficace de l’énergie, car l’énergie produite est essentiellement perdue en chaleur. Les grands consommateurs d’électricité pour l’éclairage sont les utilisateurs du secteur industriel (routes, bâtiments industriels, parkings couverts ou hôtels, par exemple).

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