News & Insights

La gestion immobilière en tant que service. Forte demande de mandats individuels.

Global Real Estate de Credit Suisse Asset Management gère de plus en plus de portefeuilles immobiliers pour des clients tiers. Cette année, en complément de l’équipe internationale des mandats établie de longue date, Real Estate Switzerland a mis sur pied une équipe de spécialistes dédiée aux mandats suisses.

Il existe de nombreuses raisons d’accorder un large portefeuille immobilier sous forme de mandat. Les entreprises telles que les fonds de pension ou les compagnies d’assurance ont souvent de gros portefeuilles immobiliers, mais ne disposent pas toujours d’un savoir-faire spécialisé dans l’immobilier. Elles se concentrent principalement sur l’exploitation, c’est-à-dire la gestion des locataires et les travaux de rénovation. Le potentiel du portefeuille immobilier n’est donc pas pleinement exploité. En effet, une gestion immobilière professionnelle et active va bien au-delà de la simple exploitation et comprend également des aspects tels que les stratégies d’investissement et de désinvestissement, la gestion des transactions pour l’acquisition de bâtiments et la gestion de la durabilité.

De plus en plus de propriétaires de grands portefeuilles immobiliers apprécient la valeur ajoutée d’une gestion professionnelle et complète des propriétés. Pour répondre à cette demande croissante de mandats individuels, Global Real Estate a encore renforcé son équipe de conseillers.

De plus en plus d’entreprises choisissent de faire gérer leur portefeuille immobilier en externe. Raymond Rüttimann, Responsable Global Real Estate et responsable Real Estate Switzerland au sein de Credit Suisse Asset Management, a observé une hausse de cette tendance au cours des douze derniers mois.

M. Rüttimann, un grand fonds de pension a récemment confié la gestion de l’ensemble de son portefeuille immobilier suisse à Real Estate Switzerland. Quelles en sont les raisons?

Raymond Rüttimann: Les raisons d’attribuer un mandat sont multiples. Ces dernières années, de nombreux fonds de pension et de nombreuses entreprises ont investi dans l’immobilier. Toutefois, la gestion immobilière ne fait généralement pas partie de leurs compétences de base, ce qui les empêche de s’occuper de manière exhaustive des tâches exigeantes liées à la gestion professionnelle des biens immobiliers.

Parfois, cependant, ils ne veulent pas prendre en charge la gestion opérationnelle du portefeuille pour d’autres raisons. C’est pourquoi les entreprises confient de plus en plus de mandats à des partenaires externes qui offrent une gamme complète de services, allant de la gestion de portefeuille et de la gestion d’actifs à la gestion des transactions et de la construction.

Dans quelle mesure les entreprises bénéficient-elles de l’attribution de mandats à Real Estate Switzerland?

Nous sommes des leaders dans le domaine des mandats. Les clients bénéficient de notre expertise immobilière spécifique et de nos nombreuses années d’expérience. Par exemple, de nombreuses connaissances spécialisées sont nécessaires pour assurer une gestion fiscale optimale d’un portefeuille immobilier. Des ressources appropriées sont également nécessaires pour gérer un portefeuille immobilier plus important de manière cohérente et rentable. De nombreuses entreprises ne disposent que d’une ou deux personnes pour cela. Nous pouvons en revanche nous appuyer sur nos quelque 80 experts et les déployer de manière flexible en fonction des besoins. Depuis plus de 15 ans, nous nous penchons également sur les aspects de la durabilité dans le secteur de l’immobilier, un sujet qui est très central pour ce secteur.

Quels sont les clients qui attribuent des mandats?

La plupart d’entre eux sont des clients institutionnels tels que des fonds de pension ou des compagnies d’assurance. Toutefois, les institutions du secteur public et les family offices envisagent également de plus en plus souvent d’attribuer des mandats. Pour nous, la taille minimale de portefeuille est d’environ 500 mio de CHF.

Des tailles de portefeuille inférieures sont également possibles au début, à condition qu’une expansion ciblée du portefeuille soit prévue. Pour qu’un mandat soit financièrement intéressant pour les deux parties, un certain volume est nécessaire.

Y a-t-il d’autres critères auxquels un portefeuille devrait répondre?

Les mandats sont en soi des solutions personnalisées. Nous ne donnons pas de critères fixes, mais vérifions plutôt toutes les demandes au cas par cas. Nos mandats se concentrent actuellement sur des portefeuilles mixtes, c’est-à-dire une plus grande proportion d’immeubles résidentiels complétés par des propriétés commerciales. Le portefeuille de Central Real Estate Basel constitue une exception. Nous y soutenons un consortium de spécialistes expérimentés de l’immobilier dans le développement de la plus grande zone de développement de Suisse.

Comment évolue la demande pour de telles solutions de mandat?

Les entreprises envisagent de plus en plus souvent de confier des mandats en externe. Il y a quelques années, ce n’était pas encore le cas. Au cours des deux dernières années – et cela s’est manifesté clairement au cours des douze derniers mois –, nous avons reçu de nombreuses demandes à cet égard. Notre portefeuille de mandats a augmenté de 20% rien qu’au cours des douze derniers mois. Nous avons l’intention d’étendre encore davantage notre position dans les années à venir. Le volume total des actifs immobiliers suisses gérés sur mandat s’élève actuellement à plus de 15 mia CHF.

Risques

  • Un mandat de gestion de fortune donne au Credit Suisse le droit de gérer tout ou partie des fonds d’un client en son nom.
  • Les rendements des mandats de gestion de fortune sont fonction des classes d’actifs et de l’évaluation du marché.
  • Aucune garantie de rendement n’est donnée.
  • L’investisseur peut perdre tout ou partie du capital investi.
  • La liquidité peut fluctuer selon le produit et les conditions de marché.
  • Les principaux risques associés aux placements dans l’immobilier comprennent la variation des taux d’intérêt hypothécaires, l’évaluation subjective de l’immobilier, les risques inhérents à la construction d’immeubles et les risques environnementaux (contamination du terrain, par exemple).

Novum – le magazine

S`abonner