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Gestion facilitée du diabète

Le diabète est une maladie chronique qui apparaît lorsque le pancréas ne secrète pas assez d'insuline ou lorsque l'organisme n'utilise pas adéquatement l'insuline produite. e the insulin it produces.

L'insuline est une hormone qui régule la glycémie. L'hyperglycémie, c'est-à-dire un taux de sucre élevé dans le sang, est une conséquence fréquente d'un diabète non contrôlé et affecte au fil du temps de nombreux systèmes de l'organisme, en particulier les systèmes nerveux et circulatoire. En 2014, 8,5% des adultes âgés de 18 ans et plus souffraient de diabète. Cette maladie a été la cause directe de 1,6 million de décès en 2016 et de 2,2 millions de décès en 2012.1

Le diabète: une maladie chronique en forte augmentation

En raison de toute une série de facteurs, le nombre de diabétiques devrait augmenter fortement. Une alimentation déséquilibrée associée à un manque d'exercice physique en est la cause principale. Dans de nombreux pays du monde, les récents changements de style de vie ont entraîné une hausse importante de la prévalence du diabète.

Graphique 1: Prévalence du diabète dans le monde

Sources: Credit Suisse, MGSD – Groupe Méditerranéen pour l'Étude du Diabète (MGSD)

Le diabète est également une maladie fortement liée à l'âge. Même si l'alimentation et l'exercice physique - et par conséquent le facteur pondéral - jouent un rôle important dans sa progression, le vieillissement démographique va induire une forte élévation du nombre de diabétiques dans l'avenir. Certaines régions du monde seront frappées simultanément par les deux facteurs, leur population ayant adopté un style de vie qui augmente la prévalence du diabète, un phénomène aggravé par l'accélération du processus de vieillissement démographique.

Graphique 2: Rapport entre l'âge et la prévalence du diabète

Source: Diabetes Care – American Diabetes Association

Gestion de l'insuline: oui mais...

Bien maîtriser le taux de sucre dans le sang grâce à une gestion appropriée de l'insuline est indispensable pour tous les patients souffrant du diabète de type 1. Dans le cas des personnes atteintes du type 2, il existe plusieurs façons de contrôler la glycémie. Il y a tout d'abord l'alimentation et l'exercice physique, mais aussi l'administration de médicaments par voie orale (metformine, inhibiteurs DPP4, inhibiteurs SGLT2). À un certain stade de la maladie toutefois, seule la prise régulière d'insuline permet de contrôler le taux de glucose dans le sang.

Sans l'aide de la technologie, la gestion de l'insuline peut être compliquée: il faut ponctionner du sang au bout des doigts plusieurs fois par jour, calculer le dosage optimal d'insuline à action rapide et d'insuline à action prolongée, puis l'administrer au moyen d'une seringue ou d'un stylo-injecteur. Étant donné que le diabète est une maladie chronique et que l'observance thérapeutique des patients n'est généralement pas optimale (ce qui se comprend en raison de la forte prévalence à un âge avancé), ils sont de plus en plus nombreux à être insulinodépendants et à rechercher des solutions simples pour les aider à maintenir leur glycémie dans une fourchette acceptable: pas trop élevée, pour prévenir toutes sortes de complications (maladies ophtalmiques, pied du diabétique, etc.), mais également pas trop basse, pour éviter des crises d'hypoglycémie entraînant une perte de conscience, souvent considérée comme un cas d'urgence médicale.

Une technologie permettant de simplifier l'ensemble du processus de mesure de la glycémie, de calcul du dosage de l'insuline et de son administration (autrement dit la gestion du diabète) peut être un moyen très efficace de prévenir ces déséquilibres glycémiques, réduisant ainsi fortement les coûts pour le système de santé. En effet, les patients présentent ainsi moins de complications résultant d'un mauvais contrôle de la glycémie, d'où une baisse du nombre d'hospitalisations liées à une urgence hypoglycémique.  

Comment la technologie peut-elle aider à gérer le diabète chronique?

La médecine rêve depuis longtemps de mettre en place un système en circuit fermé qui refléterait parfaitement le fonctionnement naturel du pancréas. Bien qu'un tel système ne soit actuellement pas encore totalement autonome, de grands progrès ont été réalisés dans ce sens ces deux dernières années. Aujourd'hui déjà, ce système est souvent désigné comme «pancréas artificiel».

Les différents éléments du «pancréas artificiel» sont tous indispensables, et des progrès importants ont été réalisés pour chacun d'eux, en particulier pour le capteur assurant la surveillance continue du taux de glucose: sa précision est essentielle, car la cascade d'algorithmes et d'actions en résultant (administration d'insuline, fonctions d'alerte) sont basées sur ses résultats. En outre, il est impératif que les dispositifs soient interconnectés de manière fiable. Les algorithmes eux-mêmes sont difficiles à développer, car ils doivent s'adapter à de nombreuses situations et tirer des enseignements du schéma comportemental du patient afin d'établir des prévisions plus exactes.

Enfin, la pompe à insuline devrait être très petite et extrêmement résistante (à l'eau, aux chocs, etc.). Au fil du temps, chaque génération de système présentera des avantages supplémentaires: précision accrue de la mesure de la glycémie, meilleure prévision de l'évolution, réduction du nombre de fausses alertes, fonction d'interruption d'injection d'insuline pour éviter une dangereuse crise d'hypoglycémie, amélioration des capacités de capture des données et possibilité d'envoyer un signal d'alarme à une autre personne (personnel soignant, parents, etc.).

Il y a beaucoup à gagner - une meilleure gestion de l'insuline peut permettre d'éviter bien des larmes et d'économiser beaucoup d'argent

Les conséquences financières du diabète sont énormes. Mais sur le long terme, une très bonne gestion de l'insuline peut réduire considérablement ces frais et a même le potentiel d'abaisser le coût total de la santé. Aux États-Unis, 15% environ des dépenses de santé concernent le traitement du diabète. Bien sûr, se focaliser uniquement sur les coûts ferait négliger le grand nombre de décès et de vies altérées en lien avec les conséquences d'un contrôle inadéquat de la glycémie: rien qu'aux États-Unis, 295 personnes subissent une amputation par jour en moyenne!

Conclusion

Il y a vingt ans, on rêvait déjà de mettre en place un système en circuit fermé pour traiter le diabète, mais il s'agissait d'une idée futuriste. C'est uniquement grâce aux récentes avancées technologiques qu'il a été possible de réaliser des progrès significatifs dans ce domaine. Néanmoins, il s'agit seulement d'un pas dans la bonne direction, et il va falloir encore beaucoup de travail pour mettre au point une solution entièrement automatisée.

Un capteur de plus en plus précis pour le contrôle permanent de la glycémie, des algorithmes complexes en conjonction avec la capacité de collecter les données et d'envoyer des signaux d'alarme étaient des conditions préalables à un tel système intégré, sans oublier les pompes à insuline, des appareils jadis encombrants dont les dosages devaient être définis manuellement. Dans de nombreux cas, les progrès déjà réalisés sont très utiles aux patients et améliorent leur qualité de vie. De plus, en évitant dans une large mesure les frais liés aux complications et aux hospitalisations, le système de santé peut même faire de grandes économies en dépit du coût supplémentaire du dispositif.

Au Credit Suisse, nous croyons en cette opportunité à long terme. C'est pourquoi nous avons conçu une stratégie offrant aux investisseurs une exposition à cet aspect de la technologie qui révolutionne la gestion du diabète, dans le contexte plus vaste de la santé numérique.

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